Mardi 17 mars, midi, Restez chez vous !
Les échanges entre mes collègues et moi sont allés bon train la veille au soir, et au matin, déjà, avant même de se voir nous savions.
Il est 8h..05 et j'arrive.
Il faut organiser les publications, les annulations de toutes les manifestations. Mais jusqu'à quand? Prévoir nos fichiers pour du télétravail. Et chacun a son rôle.
On tend l'oreille pour récolter la moindre bribe d'info pour l'après 12h.
Et ça tombe évidement à 11h30, mail officiel. Restez chez vous.
Ca y'est le jeu est lancé.. Nous n'avons pas encore tous les cartes.
On rassemble nos fichiers, nos travaux, prévoyons pour un retour au pire, début mai. Et si c'est avant.. tant mieux.
Les au revoir sont tellement particuliers. On aurait envie de se serrer dans les bras. Interdit !
La tristesse est palpable, notre service, c'est un peu comme notre famille. Avec moi la maman, André le papa et Kévin notre fils. Il me répète assez que je pourrais être sa mère ! 26 ans le gamin !
On souri mais franchement, on ne sait pas ce qui nous attend. On part dans le flou le plus total.
La seule chose qui est certaine c'est le lien que nous maintiendrons au quotidien. Et que l'on entretiendra à coup de message, d'éclat de rire, de confidences, de ragots... de choses futiles parfois et dont nous aurons très sans doute besoin vue la conjoncture.
Nous repartons chacun avec une bonne vingtaine d'attestations d'autorisation de sortie. On n'a pas bien compris encore comment ça marchait. Mais on va apprendre. Ca fait partie des règles du jeu.
Je n'aime pas les jeux ed société, je susi mauvais perdante. Pourtant il va falloir que j'apprenne non seulement à perdre, s'il le faut mais surtout à gagner ! Et ça aussi c'est vital.
Il est 12h30, je rentre manger chez ma mère, comme tous les jours depuis 3 mois.
C'est pour elle finalement que ça va être le plus dure. Je lui raconte, lui explique ce confinement. On en a déjà parlé hier soir, tandis que Manu nous racontait ses salades.
Elle s'inquiète pour ma fille à Paris. "Il faut qu'elle pense bien à se laver les mains quand elle est dans le métro". Mais le métro maman, c'est fini pour elle, elle n'ira plus bosser. "Ah bon"?
Eh oui.. et je vais te le répéter.. oh, une bonne dizaine de fois.
"Si on avait su qu'un jour on en arriverait là"... et oui, elle a raison ma mère. Qui aurait cru?
J'ai l'impression d'être dans un mauvais film de SF. Il ne manque juste les zombies qui sortent la nuit.
Pour l'heure, ce n'est pas encore le cas. Mais qui sait ?!
J'ai envie d'écrire pour ne pas oublier. Des moments comme ça ne doivent pas s'oublier...
Il est 8h..05 et j'arrive.
Il faut organiser les publications, les annulations de toutes les manifestations. Mais jusqu'à quand? Prévoir nos fichiers pour du télétravail. Et chacun a son rôle.
On tend l'oreille pour récolter la moindre bribe d'info pour l'après 12h.
Et ça tombe évidement à 11h30, mail officiel. Restez chez vous.
Ca y'est le jeu est lancé.. Nous n'avons pas encore tous les cartes.
On rassemble nos fichiers, nos travaux, prévoyons pour un retour au pire, début mai. Et si c'est avant.. tant mieux.
Les au revoir sont tellement particuliers. On aurait envie de se serrer dans les bras. Interdit !
La tristesse est palpable, notre service, c'est un peu comme notre famille. Avec moi la maman, André le papa et Kévin notre fils. Il me répète assez que je pourrais être sa mère ! 26 ans le gamin !
On souri mais franchement, on ne sait pas ce qui nous attend. On part dans le flou le plus total.
La seule chose qui est certaine c'est le lien que nous maintiendrons au quotidien. Et que l'on entretiendra à coup de message, d'éclat de rire, de confidences, de ragots... de choses futiles parfois et dont nous aurons très sans doute besoin vue la conjoncture.
Nous repartons chacun avec une bonne vingtaine d'attestations d'autorisation de sortie. On n'a pas bien compris encore comment ça marchait. Mais on va apprendre. Ca fait partie des règles du jeu.
Je n'aime pas les jeux ed société, je susi mauvais perdante. Pourtant il va falloir que j'apprenne non seulement à perdre, s'il le faut mais surtout à gagner ! Et ça aussi c'est vital.
Il est 12h30, je rentre manger chez ma mère, comme tous les jours depuis 3 mois.
C'est pour elle finalement que ça va être le plus dure. Je lui raconte, lui explique ce confinement. On en a déjà parlé hier soir, tandis que Manu nous racontait ses salades.
Elle s'inquiète pour ma fille à Paris. "Il faut qu'elle pense bien à se laver les mains quand elle est dans le métro". Mais le métro maman, c'est fini pour elle, elle n'ira plus bosser. "Ah bon"?
Eh oui.. et je vais te le répéter.. oh, une bonne dizaine de fois.
"Si on avait su qu'un jour on en arriverait là"... et oui, elle a raison ma mère. Qui aurait cru?
J'ai l'impression d'être dans un mauvais film de SF. Il ne manque juste les zombies qui sortent la nuit.
Pour l'heure, ce n'est pas encore le cas. Mais qui sait ?!
J'ai envie d'écrire pour ne pas oublier. Des moments comme ça ne doivent pas s'oublier...
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