Dimanche 22 mars Jour 5
Le chat a été cool ce matin, incroyable. Le voisin du dessous, à peu près aussi.
Il est 7h30, j'émerge dans mon 32M2.
Le soleil qui filtre déjà à travers le store baissé de la cuisine, m'indique une jolie luminosité. Je me réveille en fait d'un rêve qui prend tout son sens en ces jours de confinement. Et j'essaye de l'analyser.
Je suis à Marseille. Je viens de descendre d'un transport. Un tram? L'arrivée ressemble à Ruba Capeu (pour les Niçois), au niveau du Monument aux Morts, chaussée Nord. Et là je dois me rendre chez un Psy (l'inconscient qui s'exprime), il se trouve à la Major (Pour les Marseillais). Je prends un tram et à un moment, j'ai un changement, au bas d'une colline, côté Piscine et l'autre.. je ne me souviens plus. J'opte pour la piscine. Je prends un ascenseur et je me retrouve sur une espèce de plateforme qui ressemble à un Skate Parc avec un jardin tout autour (qui ressemble à celui de ma copropriété). Il fait un temps splendide et devant moi, se déroule une espèce de vallée avec au loin la mer.. Un grand espace, libre. Je demande mon chemin à quelqu'un (très peu de monde) qui m'indique que je me suis trompée et que c'est à l'Est, en me montrant vers le Bonne Mère. Il me reste 1/2h pour m'y rendre.... A travers champs, on peut, sauf que là, c'est boueux, marécageux. Et qu'il me faudra plutôt une demie journée. Je comprends que c'est foutu pour mon rendez vous ! Et je me réveille.
Messenger et les potes connectés m'annoncent qu'effectivement il fait un temps splendide.
Je souris. Oui, il faut sourire, nous sommes vivants. Les échanges du matin font toujours du bien. Il faut maintenir ce lien social. Aussi virtuel soit il, il permet de se sentir moins seul.
Mon chat m'a délaissée. Il doit penser que je suis un peu trop présente chez lui. Il faudra qu'il s'y habitue.
Je me lève, j'ai tout le temps de dormir finalement. Et j'ai cette chanson de Morrissey qui me revient. Tous les jours ressemblent à un dimanche.
Le chat est confiné dans la salle de bain. Il va devenir neurasthénique. Pas moi! N'insiste pas !
J'enfile un maillot (pour le côté rêve et dépaysement), je prends mon ordinateur portable, mes lunettes (soleil et vue), mon thé, des tartines, direction la terrasse.
Ma petite table reprend du service. Lorsque l'on sortira de cette merde, on aura au moins bonne mine.
Les échanges fusent et me font rire entre deux lignes que je tente d'aligner ici même.
Les personnalités, c'est drôle, se révèlent. Le virtuel est plus que jamais présent et cachés derrière notre écran, nous osons tout, les mots, les photos. Le retour à la réalité sera sans doute un peu particulier, entre ceux qui se sont lâchés et les témoins passifs de ces débordements.
Il règne semble t'il ce matin, une espèce de bonne humeur. Et j'ai une pensée pour ma fille à Paris, dans son 55 m2 avec sa coloc, sans extérieur, sans soleil, et une rue vide qui la sépare des voisins d'en face.
Un temps, (plutôt court), il a été question quelle vienne se confiner dans le sud, chez son père, à 100m de chez moi. Son questionnement n'a pas duré longtemps...."Maman, d'après toi, avec qui je m'écharperais le plus facilement après des jours et des jours de confinement, papa ou Mélanie".. J'avais ma réponse et elle aussi. "Et puis Mélanie ne veut pas revenir dans le sud, je ne peux pas la laisser seule. Elle ne l'aurait pas fait non plus". Elle marque un point. Amitié 1, Soleil 0, papa, maman, mémé 0 ! A presque 23, c'est normal. A presque 50 me faire renoncer au soleil.. Qui a dit que es jeunes sont égoïstes ?!?!
Mes collègues m'annoncent que l'on aura sans doute en début de semaine une annonce de prolongation du confinement. C'était à prévoir. Je fais appel à Google pour trouver une info valable, mais face à tous ces chiffres de décès, contamination, mesures prises dans tous les pays et autres joyeuseries, je reviens vite sur l'écriture de cet article. De toutes façons, de lire ceci ne va rien changer, juste m'angoisser et maintenir une ambiance anxiogène. Je me félicite de ne pas passer ma vie sur BFM ou pendue à ma radio. Ça me conforte sur le fait que la seule solution pour vivre le mieux possible ce confinement, c'est de le vivre et non de le subir. De mettre en place un tas d'ingéniosités capables de nous divertir. L'écriture en est un. Grace à ça, d'ici quelque mois, je pourrai retrouver ce qu'à été notre vie, ma vie, durant ces quelques jours, semaines ou peut être même mois.
J'aime à me projeter sur la fin. Quelle fête ce sera !
Ce matin, ma mère à mal à la tête. Seule ombre au tableau. Pour l'instant.
Anecdote de mon passage à la boulangerie ce midi parce que nous sommes dimanche et que l'on a droit à un gâteau!
2 clients max dans la boulangerie, c'est écrit. Un monsieur rentre derrière moi. Grand, vieux, une barbe derrière son masque qu'il a descendu sous la bouche pour pouvoir parler. Encore un qui a tout compris. De les grosses mains je le vois prendre un pain au lait par dessus le présentoir. "C'est bon ça?" Lance t'il a la boulangère... "Mais ça ne se fait pas ça en temps de coronavirus !" J'ai envie de lui dire "ça ne se fait jamais!" Tout court ! "Ah bon, c'est pas bon alors"... Et il va pour le reposer. C'est le cri effaré de la vendeuse qui va l'en empêcher. "On touche on paye !". Ouf, on est passés à côté de la catastrophe sanitaire. Le manque de savoir vivre! Les gens sont décidément plein de contradictions!
Midi chez ma mère, des gâteaux car on est dimanche !
Un petit verre de vin d'oranges. Mais on arrive au bout ! Ca va être compliqué !
La sieste sur le canapé et puis .. Plus rien, une fois de plus elle n'a pas voulu venir avec moi dans mon jardin pour prendre le soleil, l'air et marcher un peu. Ca ça m'énerve !
Décidée à ne pas me laisser abattre, je suis rentrée et pris mon petit Fuji X100F. Telle un reporter ou une exploratrice, je suis partie à la recherche de sujets dans ma résidence. Gros defi.
J'ai ramené de l'archi, du végétal, mais je pense que j'ai fait le maximum... Ah oui, la blaguette avec les voisins pour le lien social, eux sur leur balcon, moi dans le jardin. Allez, je me suis aventurée dans la rue pour re rentrer par le garage.. Vous parlez d'une expédition ! Je confirme, c'est mort.
Un thé comme tous les après midi, désormais, ça m'évite de me jeter sur la bouffe !
Et re liens virtuels, travail des photos....
Voilà un dimanche qui se termine.
Demain c'est lundi, mais demain ressemblera aujourd'hui...
Courage, ça ne fait que commencer.
Pour l'heure, la question essentielle est : Que vais-je manger ?
Il est 7h30, j'émerge dans mon 32M2.
Le soleil qui filtre déjà à travers le store baissé de la cuisine, m'indique une jolie luminosité. Je me réveille en fait d'un rêve qui prend tout son sens en ces jours de confinement. Et j'essaye de l'analyser.
Je suis à Marseille. Je viens de descendre d'un transport. Un tram? L'arrivée ressemble à Ruba Capeu (pour les Niçois), au niveau du Monument aux Morts, chaussée Nord. Et là je dois me rendre chez un Psy (l'inconscient qui s'exprime), il se trouve à la Major (Pour les Marseillais). Je prends un tram et à un moment, j'ai un changement, au bas d'une colline, côté Piscine et l'autre.. je ne me souviens plus. J'opte pour la piscine. Je prends un ascenseur et je me retrouve sur une espèce de plateforme qui ressemble à un Skate Parc avec un jardin tout autour (qui ressemble à celui de ma copropriété). Il fait un temps splendide et devant moi, se déroule une espèce de vallée avec au loin la mer.. Un grand espace, libre. Je demande mon chemin à quelqu'un (très peu de monde) qui m'indique que je me suis trompée et que c'est à l'Est, en me montrant vers le Bonne Mère. Il me reste 1/2h pour m'y rendre.... A travers champs, on peut, sauf que là, c'est boueux, marécageux. Et qu'il me faudra plutôt une demie journée. Je comprends que c'est foutu pour mon rendez vous ! Et je me réveille.
Messenger et les potes connectés m'annoncent qu'effectivement il fait un temps splendide.
Je souris. Oui, il faut sourire, nous sommes vivants. Les échanges du matin font toujours du bien. Il faut maintenir ce lien social. Aussi virtuel soit il, il permet de se sentir moins seul.
Mon chat m'a délaissée. Il doit penser que je suis un peu trop présente chez lui. Il faudra qu'il s'y habitue.
Je me lève, j'ai tout le temps de dormir finalement. Et j'ai cette chanson de Morrissey qui me revient. Tous les jours ressemblent à un dimanche.
Le chat est confiné dans la salle de bain. Il va devenir neurasthénique. Pas moi! N'insiste pas !
J'enfile un maillot (pour le côté rêve et dépaysement), je prends mon ordinateur portable, mes lunettes (soleil et vue), mon thé, des tartines, direction la terrasse.
Ma petite table reprend du service. Lorsque l'on sortira de cette merde, on aura au moins bonne mine.
Les échanges fusent et me font rire entre deux lignes que je tente d'aligner ici même.
Les personnalités, c'est drôle, se révèlent. Le virtuel est plus que jamais présent et cachés derrière notre écran, nous osons tout, les mots, les photos. Le retour à la réalité sera sans doute un peu particulier, entre ceux qui se sont lâchés et les témoins passifs de ces débordements.
Il règne semble t'il ce matin, une espèce de bonne humeur. Et j'ai une pensée pour ma fille à Paris, dans son 55 m2 avec sa coloc, sans extérieur, sans soleil, et une rue vide qui la sépare des voisins d'en face.
Un temps, (plutôt court), il a été question quelle vienne se confiner dans le sud, chez son père, à 100m de chez moi. Son questionnement n'a pas duré longtemps...."Maman, d'après toi, avec qui je m'écharperais le plus facilement après des jours et des jours de confinement, papa ou Mélanie".. J'avais ma réponse et elle aussi. "Et puis Mélanie ne veut pas revenir dans le sud, je ne peux pas la laisser seule. Elle ne l'aurait pas fait non plus". Elle marque un point. Amitié 1, Soleil 0, papa, maman, mémé 0 ! A presque 23, c'est normal. A presque 50 me faire renoncer au soleil.. Qui a dit que es jeunes sont égoïstes ?!?!
Mes collègues m'annoncent que l'on aura sans doute en début de semaine une annonce de prolongation du confinement. C'était à prévoir. Je fais appel à Google pour trouver une info valable, mais face à tous ces chiffres de décès, contamination, mesures prises dans tous les pays et autres joyeuseries, je reviens vite sur l'écriture de cet article. De toutes façons, de lire ceci ne va rien changer, juste m'angoisser et maintenir une ambiance anxiogène. Je me félicite de ne pas passer ma vie sur BFM ou pendue à ma radio. Ça me conforte sur le fait que la seule solution pour vivre le mieux possible ce confinement, c'est de le vivre et non de le subir. De mettre en place un tas d'ingéniosités capables de nous divertir. L'écriture en est un. Grace à ça, d'ici quelque mois, je pourrai retrouver ce qu'à été notre vie, ma vie, durant ces quelques jours, semaines ou peut être même mois.
J'aime à me projeter sur la fin. Quelle fête ce sera !
Ce matin, ma mère à mal à la tête. Seule ombre au tableau. Pour l'instant.
Anecdote de mon passage à la boulangerie ce midi parce que nous sommes dimanche et que l'on a droit à un gâteau!
2 clients max dans la boulangerie, c'est écrit. Un monsieur rentre derrière moi. Grand, vieux, une barbe derrière son masque qu'il a descendu sous la bouche pour pouvoir parler. Encore un qui a tout compris. De les grosses mains je le vois prendre un pain au lait par dessus le présentoir. "C'est bon ça?" Lance t'il a la boulangère... "Mais ça ne se fait pas ça en temps de coronavirus !" J'ai envie de lui dire "ça ne se fait jamais!" Tout court ! "Ah bon, c'est pas bon alors"... Et il va pour le reposer. C'est le cri effaré de la vendeuse qui va l'en empêcher. "On touche on paye !". Ouf, on est passés à côté de la catastrophe sanitaire. Le manque de savoir vivre! Les gens sont décidément plein de contradictions!
Midi chez ma mère, des gâteaux car on est dimanche !
Un petit verre de vin d'oranges. Mais on arrive au bout ! Ca va être compliqué !
La sieste sur le canapé et puis .. Plus rien, une fois de plus elle n'a pas voulu venir avec moi dans mon jardin pour prendre le soleil, l'air et marcher un peu. Ca ça m'énerve !
Décidée à ne pas me laisser abattre, je suis rentrée et pris mon petit Fuji X100F. Telle un reporter ou une exploratrice, je suis partie à la recherche de sujets dans ma résidence. Gros defi.
J'ai ramené de l'archi, du végétal, mais je pense que j'ai fait le maximum... Ah oui, la blaguette avec les voisins pour le lien social, eux sur leur balcon, moi dans le jardin. Allez, je me suis aventurée dans la rue pour re rentrer par le garage.. Vous parlez d'une expédition ! Je confirme, c'est mort.
Un thé comme tous les après midi, désormais, ça m'évite de me jeter sur la bouffe !
Et re liens virtuels, travail des photos....
Voilà un dimanche qui se termine.
Demain c'est lundi, mais demain ressemblera aujourd'hui...
Courage, ça ne fait que commencer.
Pour l'heure, la question essentielle est : Que vais-je manger ?
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